Le Pin : une exploitation raisonnée

Depuis la nuit des temps, le Pin pousse dans les Landes.

Les Romains expédiaient déjà, via l’Adour et le port de DAX, la résine tirée de cet arbre, ainsi que la poix et les goudrons obtenus par carbonisation de son bois.

Au XIXeme siècle, pour fixer les dunes côtières et assécher les zones marécageuses du nord des Landes, Napoléon III mit en place une politique de boisement de ces contrées par le Pin Maritime. Le plus grand massif forestier d’Europe était né : en moins de 100 ans, les zones boisées passent de 250.000 hectares à plus de 1.200.000, asséchant les marais, rendant les terres cultivables et éradiquant le paludisme.

Schéma du cycle d'exploitation du pin des Landes
Cycle d'exploitation du pin des Landes

En plus des objectifs de départ, cette forêt permit de générer une richesse importante pour la région, pauvre jusque là, à travers le bois d’une part, mais surtout - à l'époque - la résine tirée de l’exploitation de ces Pins. La forêt de Gascogne est encore aujourd’hui pour plus de 94% dans des mains privées partagée par plus de 34.000 personnes, dans leur grande majorité encore sylviculteurs, qui par leurs investissements garantissent la pérennité de la forêt, source de vie et de revenus. D’où l’appellation d’"arbre d’or" appliquée au Pin des Landes.

Rappelons qu’il s’agit d’une forêt cultivée, et donc replantée après avoir été coupée comme le montre le schéma.

La récolte de la résine sur les Pins Maritimes et sa distillation permettent d’obtenir l’Essence de Térébenthine et la Colophane. De nos jours, l’exploitation des bois déclassés dans les usines de pâte à papier kraft permet de recueillir auprès de ces usines les mêmes produits, ainsi que les Acides Gras Végétaux du Pin.

L’exploitation industrielle de ces trois matières permet d’obtenir une grande variété de dérivés du Pin qui sont utilisés par ACTION PIN pour préparer des produits aux propriétés spécifiques.